Au début du XXème siècle, l'évolution démographique, l'urbanisation des banlieues, l'accroissement des volumes d'eau consommés rendent l'utilisation des champs d'épandage insuffisante.

En 1920, on teste dans un centre expérimental à Colombes, de nouvelles techniques d'épuration, notamment le traitement biologique

En 1940, la quasi-totalité des eaux usées de l'agglomération parisienne est traitée dans une station unique, située à Achères. Les eaux s'écoulent naturellement, sans pompage, du fait de la situation de l'usine à l'aval de Paris, à une altitude inférieure.

Sa capacité est alors de 200 000 de mètres cubes d'eau traitée par jour.

Après la guerre, suite à l'augmentation de la population dans l'agglomération parisienne, de nouveaux équipements accroissent la capacité jusqu'à 580 000 mètres cubes.

Mais c'est insuffisant, et trop d'eaux polluées sont encore rejetées en Seine. En 1970, le Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne est créé. Deux nouvelles usines sont construites. C'est la fin du "tout à Achères", qui traite encore néanmoins 2 100 000 mètres cubes par jour...

Le SIAAP doit se conformer au cadre législatif national et européen. C'est pourquoi d'importants travaux ont été réalisés, et sont encore à venir. Après "traiter plus", il faut "traiter mieux".

En attendant, le débit de référence retenu par arrêté préfectoral est de 2 300 000 mètres cubes par jour !

Usine Seine Aval d'Achères